Le Shibori thermique
Le Shibori thermique : la mémoire du textile en mouvement
Issu des savoir-faire textiles japonais, le shibori thermique — ou thermofixation par ébullition, explore le textile comme une matière vivante, capable de conserver la trace du geste. Cette technique utilise la chaleur humide de l’eau bouillante pour fixer durablement plis, volumes et tensions dans le tissu.
La valeur du geste
Contrairement au repassage, la chaleur agit ici de manière enveloppante. Le tissu, préalablement noué, compressé ou enrichi d’objets encapsulés (graines, billes, pierres), est plongé dans l’eau bouillante pendant plusieurs minutes. En refroidissant, la fibre enregistre ces contraintes et garde une mémoire visible de la transformation.
Le résultat dépasse la simple surface décorative : le textile devient volume, relief, parfois objet. Chaque pièce est unique, façonnée par le temps, la pression et la matière. Le shibori thermique ouvre ainsi un champ d’expérimentation où artisanat, design et création contemporaine se rencontrent, réaffirmant la valeur du geste lent et de l’imprévu dans un monde standardisé.
FOCUS ARTISTES
Reiko Sudo
Directrice créative du studio NUNO, Reiko Sudo explore les limites du textile par la chaleur et l’expérimentation de fibres synthétiques. Son travail détourne des techniques traditionnelles japonaises, dont le shibori, pour créer des surfaces en relief, presque sculpturales.
Junichi Arai
Artiste textile majeur au Japon, Junichi Arai développe des textiles expérimentaux mêlant fibres synthétiques, traitements thermiques et techniques traditionnelles. Ses œuvres brouillent les frontières entre tissu, sculpture et matière architecturale.
Hiroaki Ohya
Reconnu pour ses recherches sur le shibori tridimensionnel, Hiroaki Ohya travaille le nouage, la compression et la fixation thermique pour créer des volumes organiques, souvent proches de formes biologiques ou minérales.
Une pratique entre tradition et création contemporaine
Ces artistes partagent une même approche : le textile est une matière active, capable de mémoriser le geste, la pression et le temps. Le shibori thermique devient alors un langage formel, au croisement de l’art, du design et de l’artisanat expérimental.
Histoire : comment reconnaitre une toile de jouy
Et si l’histoire textile redevenait un terrain de jeu créatif ?
Et si l’histoire textile redevenait un terrain de jeu créatif ?
Au Musée de la Toile de Jouy, la tradition s’imprime au présent. Pour sa 7ᵉ édition, le Prix Toile de Jouy 2026 invite étudiants et créateurs à réinventer le motif « Palmettes et cachemires », entre héritage oriental et élégance française. Une variation délicate sur ces arabesques venues d’Inde au XVe siècle, devenues symbole de raffinement dans les ateliers de Jouy-en-Josas.
Créé en 2020, ce concours organisé par le musée en partenariat avec le Campus Versailles, la Maison Casal, la Maison Lelièvre et Inouï Éditions fait dialoguer passé et futur du design textile. Les participants seront jugés sur la qualité graphique, l’inventivité et la justesse du motif.
Les lauréats – un étudiant et un créateur professionnel – recevront chacun 1 000 €. Le public aura aussi voix au chapitre, via un vote sur Instagram et sur place lors de l’exposition des finalistes au Campus Versailles, avant que les œuvres primées ne rejoignent le Musée de la Toile de Jouy dès mars 2026.
La Toile de Jouy, un motif français devenu universel
Née au XVIIIᵉ siècle dans la Manufacture Oberkampf de Jouy-en-Josas, la Toile de Jouy désigne ces cotonnades imprimées aux motifs délicatement gravés : scènes champêtres, pastorales, allégories, fleurs, arabesques. Imprimées d’abord à la planche de bois, puis au cuivre, ces toiles racontaient des histoires à la surface du tissu, bien avant l’ère de la photographie.
Leur signature : un dessin monochrome – souvent rouge, bleu ou sépia sur fond écru – et une composition foisonnante, à la fois décorative et narrative. Devenues icône du goût à la française, elles continuent d’inspirer la mode, le design et les arts décoratifs dans le monde entier.
Un musée vivant au cœur des Yvelines
Installé dans le Château de l’Églantine, à Jouy-en-Josas, le Musée de la Toile de Jouy perpétue depuis 1977 la mémoire du fondateur Christophe-Philippe Oberkampf, pionnier visionnaire de l’impression textile.
Ses 12 000 œuvres – tissus, dessins, outils, mobilier – racontent l’aventure artistique et industrielle d’un savoir-faire devenu emblème de l’élégance française.
Le parcours de visite immerge le public dans les intérieurs du XVIIIᵉ siècle : le bureau d’Oberkampf, la chambre de Madame Oberkampf ou le salon de musique. Le musée tisse ensuite le lien entre patrimoine et innovation à travers des expositions contemporaines, où la Toile de Jouy se réinvente comme un langage intemporel, poétique et toujours vivant.
Burano, l’île qui tisse la beauté à la main
Sur cette île aux maisons colorés, un fil invisible tisse l’identité, ravive l’histoire et fait battre les cœurs. À Burano, la dentelle se transmet de mère en fille : un savoir-faire minutieux qui fait la fierté de cette partie de l’Italie et continu d’attirer les curieux du monde entier.
Partons à la découverte d’un héritage protégé et sublimé au fil du temps.
Sur cette île aux maisons colorés, un fil invisible tisse l’identité, ravive l’histoire et fait battre les coeurs. À Burano, la dentelle se transmet de mère en fille : un savoir-faire minutieux qui fait la fierté de l’ile et continu d’attirer les curieux du monde entier. Aujourd’hui, partons à la découverte d’un héritage protégé et sublimé au fil du temps.
Le mythe fondateur d’un art identitaire
La dentelle de Burano, nait d’une légende italienne.
Un marin fiancé, pêchant sur la lagune, résiste au chant des sirènes. Touchées par sa fidélité elles créent des vagues mousseuses en forme de voile de marié et lui offrent en signe de respect. À Burano, il remet ce voile à sa bien-aimé. Le jour du mariage les filles de l’ile émerveillées par sa délicatesse tente de le reproduire avec une aiguille et du fil. Ainsi est nait l’art de la dentelle à Burano
Un savoir-faire d’exception
Très vite convoité pour les mariages et costumes traditionnel, la dentelle de Burano connait son apogée à la Renaissance lorsque mode et apparence deviennent marqueur d’élégance. Elle se diffuse ensuite dans toute l’Europe vers le XVII et XVIIIème siècle. Réalisé à l’aiguille et fil de lin, elle compte parmi les techniques les plus complexes d’Europe, héritée des travaux de broderie du reticello italien. Le motif, dessiné sur un parchemin, sert de base : les dentellières y posent des fils guides sans tissus de support. Les mains dansent entre les fils et tissent chaque motifs point par point. Le points le plus emblématique : le « punto in aria », le « point dans l’air », travaillé dans le vide, créant une dentelle légère, aérienne et quasi immatérielle. La pièce finale se compose de fragments assemblés avec des brides, formant col, manchette, voile ou éventail. Ce savoir-faire est inimitable, aucune machine ne peut la reproduire parfaitement et chaque pièce est unique. C’est le fruit d’une précision et d’une mémoire du geste exceptionnelle.
De la tradition au patrimoine vivant
Ainsi la dentelle de Burano devient le symbole d’un héritage culturel et identitaire, vivant grâce à la transmission. En 1872 la comtesse Andreane Marcello ouvre la première école de dentelle et en 1981 le musée du Merletto, ouvre ses portes dans les anciens bâtiments. Elle expose 200 pièces et offre parfois le plaisir de voir des dentellières à l’œuvre.
Burano vit à travers sa dentelle : un patrimoine fragile mais immortel, transmis de main en main.
Auteure : Alice Ruiz
Étudiante en architecture à Rennes, je m’intéresse aux dialogues entre formes, textures et contextes. Mon écriture cherche à mettre en lumière les passerelles entre architecture, mode et culture visuelle. Chaque projet raconte une histoire.
Étudiante en architecture à Rennes, je m’intéresse aux dialogues entre formes, textures et contextes. Mon écriture cherche à mettre en lumière les passerelles entre architecture, mode et culture visuelle. Chaque projet raconte une histoire.
Titre 2 du billet de blog
Tout commence par une idée.
Tout commence par une idée. Peut-être voulez-vous créer une entreprise. Peut-être voulez-vous donner une nouvelle dimension à un passe-temps. Ou peut-être avez-vous un projet créatif que vous souhaitez partager avec le monde entier. Quel que soit votre cas, la façon dont vous racontez votre histoire en ligne peut faire toute la différence.
Ne vous souciez pas d’avoir l’air professionnel. Soyez vous-même. Il y a plus de 1,5 milliard de sites web, mais c’est votre histoire qui vous différenciera. Si, en relisant les mots, vous n’entendez pas votre propre voix dans votre tête, c’est le signe que vous avez encore du chemin à parcourir.
Soyez clair(e), ayez confiance et n’y réfléchissez pas trop. La beauté de votre histoire, c’est qu’elle va continuer à évoluer et que votre site peut évoluer avec elle. Votre objectif, c’est qu’il soit le reflet du moment présent. La suite s’écrira d’elle-même. C’est toujours ainsi.
Titre 3 du billet de blog
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Titre 4 du billet de blog
Tout commence par une idée.
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