Expo : Fil après fil, au Palais Galliera
Jusqu’au 18 octobre 2026, la mode se raconte en fleurs au Palais Galliera.
Le textile prend la parole et devient un langage vivant, né de trois gestes essentiels : tisser, broder, sublimer. Ornements délicats, textures précieuses et fleurs artificielles dessinent un parcours enchanteur de plus de 350 œuvres, qui fait éclore l’histoire de la mode florale du XVIIIᵉ siècle à aujourd’hui.
Dès les premiers pas, la scénographie nous embarque dans un univers foisonnant de créativité.
Les jeux de lumière mettent en valeur chacune des pièces, leurs techniques, textures et particularités. On commence par explorer les gestes, les matières et les motifs autour d’un thème éternel : la fleur. Et là, surprise ; un même motif traverse les siècles en se réinventant sans jamais se lasser. Certaines fleurs sont délicates, brodées sur des soies fines du XVIIIᵉ siècle, presque vivantes sous la lumière. D’autres sont audacieuses, sculptées en céramique, comme la robe du soir Chanel signées Karl Lagerfeld. Autant de pièces qui donnent envie de ralentir, de s’approcher, et de savourer chaque détail, comme un secret bien gardé.
La fleur, empreinte du temps et des gestes.
Au fil du parcours, on glisse de la minutie infinie des broderies anciennes vers les experimentations plus contemporaines. L’impression textile moderne, comme sur la robe Comme des Garçons (2016), transforme la fleur en motif graphique, presque abstrait.
Aujourd’hui, les créateurs jouent avec les volumes, les formes et les techniques visuelles pour réinventer ce symbole éternel.
Et derrière chaque pièce, on devine le temps long, la patience et la précision que chaque geste réclame. Le textile devient alors un langage sensible : il raconte la mode et les savoir-faire dans un murmure continu, du passé jusqu’à nos jours.
Marcher entre ces œuvres, c’est suivre un fil invisible qui relie le passé, le présent et le futur. Chaque création apparaît comme un petit miracle — un équilibre délicat entre prouesse technique et beauté silencieuse.
Marcher entre ces œuvres, c’est suivre un fil invisible qui relie le passé, le présent et le futur. Chaque pièce est un petit miracle de technique et de beauté.
Auteure : Alice Ruiz
Étudiante en architecture à Rennes, je m’intéresse aux dialogues entre formes, textures et contextes. Mon écriture cherche à mettre en lumière les passerelles entre architecture, mode et culture visuelle. Chaque projet raconte une histoire.